Le mouvement assis-debout est banal jusqu’au jour où il devient moins fluide. Pourtant, il demande une combinaison précise : produire suffisamment de force, déplacer le centre de masse vers l’avant, stabiliser les appuis, coordonner les segments puis contrôler le retour en position assise.
Le Five Times Sit-to-Stand Test consiste à chronométrer cinq levers successifs selon un protocole défini. Les revues disponibles montrent qu’il est utilisé comme mesure de performance fonctionnelle et qu’il reflète en partie la force des membres inférieurs, l’équilibre et le contrôle postural.
Pourquoi cinq répétitions ?
Une seule répétition peut être influencée par l’apprentissage ou une stratégie ponctuelle. Répéter le geste cinq fois impose de reproduire l’action rapidement et de manière contrôlée. Cela rend visibles des différences de capacité qui ne sont pas toujours perceptibles lors d’un lever isolé.
Mais le résultat ne doit pas être confondu avec une mesure pure de force maximale. Une personne peut être ralentie par une stratégie prudente, un manque de coordination, une mobilité articulaire limitée ou une difficulté d’équilibre.
Le protocole change le résultat
Les revues méthodologiques insistent sur un point essentiel : les études n’utilisent pas toujours exactement le même protocole. Hauteur et type de chaise, position de départ, autorisation ou non d’utiliser les bras, chaussures, rythme demandé et définition du début et de la fin du chronométrage peuvent varier.
Cette hétérogénéité explique pourquoi un chiffre pris hors contexte est moins utile qu’une mesure répétée dans des conditions standardisées. Pour suivre une trajectoire, la reproductibilité du protocole est aussi importante que le temps obtenu.
Un test particulièrement intéressant pour le suivi
Sa force est opérationnelle : peu de matériel, quelques secondes, une tâche compréhensible et la possibilité de répéter la mesure dans le temps. Cela en fait un bon candidat pour suivre une évolution fonctionnelle, à condition de conserver les mêmes conditions de test.
Dans KŌMØ, l’objectif n’est donc pas de transformer le lever de chaise en diagnostic. Il sert à documenter une capacité concrète et à la replacer dans un portrait plus large de la mobilité.